Réforme infirmière du 19 juin 2025, une fausse reconnaissance, une vrai régression.

PRÉSENTÉE COMME UNE TRANSFORMATION DE LA PROFESSION
INFIRMIÈRE, LA LOI DU 19 JUIN 2025 S’INSCRIT DANS UN CONTEXTE DE
DÉSERTIFICATION MÉDICALE CROISSANTE, DE TENSION EXTRÊME DANS
LES HÔPITAUX, ET DE CRISE D’ATTRACTIVITÉ DANS LES MÉTIERS DU SOIN.

UNE RÉFORME SANS CONCERTATION NI MOYENS !

Le gouvernement prétend transformer la profession infirmière pour répondre à la crise. En réalité, il délègue des tâches médicales… sans embauche, sans budget, sans stratégie.
Une charge accrue sur des soignant·e·s déjà épuisé·e·s

UN MÉPRIS ENVERS LES REPRÉSENTANT·E·S DE LA PROFESSION ! 

Pas de concertation avec les syndicats majoritaires (CGT, FO, SNPI, SUD, UNSA).
Le gouvernement s’appuie sur des instances contestées, contournant les corps intermédiaires.

DE NOUVELLES MISSIONS…MAIS EN ATTENTE DE DÉCRETS !

La loi annonce :
• Diagnostic infirmier reconnu ;
• Consultations autonomes ;
• Prescriptions élargies ;
• Déploiement des IPA dans de nouveaux secteurs ;
• Statut d’infirmier·e coordonnateur·rice en EHPAD ;
• Revalorisation symbolique des infirmier·e·s scolaires.

SANS CALENDRIER NI GARANTIES :

Tout dépend de décrets à venir et surtout des financements alloués !

UNE REVALORISATION SALARIALE…SANS FINANCEMENT

Une négociation salariale est annoncée sans chiffres, ni cadre, ni date.

Déléguer sans rémunérer, c’est exploiter !

CE QUE NOUS DÉNONÇONS :

• Une réforme sans les acteurs du terrain ;
• Une reconnaissance illusoire sans moyens ;
• Plus de responsabilités, sans protection juridique ni salariale ;
• Une stratégie de gestion de crise à la place d’une politique de santé publique

LA CGT EXIGE :

Une concertation obligatoire avec les syndicats représentatifs des personnel·le·s ;
Une revalorisation salariale immédiate corrélé aux qualifications ;
Des recrutements massifs et des effectifs suffisants ;
Une protection juridique claire pour les nouveaux actes ;
Une véritable politique de santé publique, axée sur les besoins des patient·e·s ;
La reconnaissance de la pénibilité pour l’ensemble des infirmier·e·s.
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